Les revendications des gilets jaunes agglomération concarneau

Les REVENDICATIONS Des GILETS JAUNES AGGLOMÉRATION CONCARNEAU

 

 

Concarneau, le 07 janvier 2019.

 

Préambule : 

 

 

 

L’ensemble du groupe des Gilets Jaunes Concarneau Cornouaille Agglomération déplorons les incidents perturbateurs, les dégradations qui ont eu lieu au cours des manifestations parisiennes, et dans d’autres villes de France. Ces faits et gestes ne correspondent pas à l’état d’esprit, à la philosophie de notre mouvement et des différentes actions sur le terrain qui dans la globalité sont assez pacifistes. 

 

L’importance du dialogue est primordiale avec le Préfet, le Président de la Communauté d’Agglomération de Concarneau Cornouaille – CCA, les Maires des communes de l’agglomération Concarneau Cornouaille Agglomération, avec le Député de la 8ème Circonscription du Finistère, le Président de la Région Bretagne, la Présidente du Département du Finistère, et dans le cadre du futur débat national auquel nous souhaiterions être un acteur participatif, actif et non comme spectateur sans droit de parole. Ces contacts nous permettront de présenter, de sensibiliser, notre constat actuel du climat social. Nous serons être une force de propositions et les suggestions décrites ci-dessous, nous paraissent et deviennent plus qu’essentielles et vitales pour répondre aux doléances des français et des françaises. Nous espérons trouver collectivement, constructivement, et positivement des solutions acceptables et raisonnées pour tous dans une démocratie participative.

Enfin, nous tenons à préciser que nous n’appartenons à aucune représentation politique, à aucune représentation syndicale. Notre mouvement est une action citoyenne, avec un engagement politique représentée dans son ensemble, avec une grande disparité d’âge, par différents citoyens et citoyennes, qu’ils ou qu’elles soient :  Demandeurs d’emploi, en situation de handicap, invalides, aux minima sociaux car en dehors de l’emploi, salariés (es), étudiants (es), retraités (es), commerçants (es), professions libérales, entrepreneurs (euses), agriculteurs qui expriment au-delà de la colère de véritables questions sur notre société.  

Nous précisons aussi que depuis le 17 Novembre 2018, notre mouvement et nos actions se sont déroulées dans un esprit totalement pacifiste, sans débordements. Nous soulignons le professionnalisme des forces de l’ordre pour l’accompagnement, pour la sécurité de chacun et le lien permanent qu’ils entretiennent avec le mouvement pour que nos rassemblements se déroulent dans un climat le plus serein possible et dans le respect de chacun au sein de l’agglomération Concarneau Cornouaille.  

Aujourd’hui, et officiellement depuis le 17/11/2018 par l’action des GILETS JAUNES les citoyens font entendre dans la rue : leur mécontentement, leur colère, leur souffrance, et nous pouvons avec certitude employé les mots « d’une misère sociale » qui devient un véritable drame pour notre société comme le relève l’ensemble des associations luttant contre la précarité. 

Cette colère exprimée, les attentes des Français depuis le 17/11/2018 ne sont pas du tout entendues par notre Président de la République, par son gouvernement, par l’Assemblée Nationale qui continuent à appliquer une politique fiscale punitive. Très Peu d’élus viennent à la rencontre des GILETS JAUNES pour entendre leurs doléances, leurs attentes, leurs demandes, il n’y a aucune communication avec les français, et les françaises, il n’y a que pour le moment du mépris dans les réponses données jusqu’à parler de « peste brune », « de foules haineuses » et de « classes laborieuses », ces mots sont choquants voire insultants utilisés dans la communication du Président de la République. Il est le représentant de l’ensemble des français, des françaises et non de certains.  Il est triste de constater que nos dirigeants depuis le 17/11/2018 ne veulent pas entendre, c’est une forme assurément de violence, et de mépris. 

Une grande partie des Français et des Françaises sont dans une précarité, voir pour certains de grande précarité, alors il est compréhensible qu’il y ait un « STOP » à la taxation, à une fiscalité forte, à un pouvoir d’achat qui baisse d’année en année.   

Les grands axes principaux qui se dégagent pour l’ensemble des Gilets Jaunes dans leurs revendications sont :

  • LA BAISSE DES TAXES (Salariales, Patronales, Carburant, Impôts, Mutuelles, etc.).
  • UNE RÉVISION DE LA FISCALITÉ, ET DES MESURES SOCIALES.
  • UNE MEILLEURE PARTICIPATION AUX DÉBATS PUBLICS.
  • L’ AUGMENTATION DES SALAIRES, ET DES PENSIONS.
  • UN RETOUR DES SERVICES PUBLICS.
  • UNE DÉMOCRATISATION DES INSTITUTIONS.
  • UNE PRISE EN COMPTE DE NOTRE ENVIRONNEMENT.

Tout naturellement le socle des revendications dans sa proximité géographique pourra être complémentaire et venir compléter, fortifier, les orientations et les axes ci-dessus énoncés.

Pour faire vivre, travailler conjointement avec l’ensemble des représentants de nos institutions, élus, tous les acteurs économiques, nous proposerons la mise en place du Référendum d’Initiative Citoyen qui sera un véritable relais entre nos gouvernants et le peuple français, mais avant cela, nous devrons sensibiliser nos élus pour une modification de notre Constitution qui est un axe premier de travail important.

Nous pensons que le fonctionnement de notre modèle politique actuel qui est en grande difficulté, démontre certaines limites dans la démocratie, de son décalage à comprendre la réalité sociale des français et des françaises dans sa souffrance, de la pauvreté qui touche beaucoup de couches sociales, ce modèle politique vient de largement dépasser la ligne rouge. La mise en place d’une Démocratie Participative devrait permettre à notre République de trouver des solutions en adéquation avec les difficultés économiques, sociales, fiscales, sociétales, et environnementales pour améliorer les conditions de vie des français et des françaises.

 

Les revendications des Gilets Jaunes Agglomération Concarneau : 

 

Nous souhaitons décliner nos propositions de la manière suivante, afin de traiter point par point nos revendications :  

 

 

I. Les taxes sur le carburant et l’automobile. 

II. Les autres moyens de transports et les services publics. 

III. Le pouvoir d’achat. 

IV. La révision constitutionnelle. 

V. L’écologie. 

VI. Les attentes des différents corps de métiers. 

VII. Les médias. 

 

 

 

I. Les taxes sur le carburant et l’Automobile :

Nous rappelons que sur notre circonscription, les déplacements ne peuvent pas se faire sans voiture et que les foyers disposent chacun d’un véhicule minimum.  

Nous demandons en préalable : 

Une Pause et un arrêt des taxes « dites » pour favoriser la transition écologique.   L’ensemble de ces taxes pour la transition écologique, pour être audible et acceptable, doivent être accompagnées de solutions concrètes sur la durée et non pas sur quelques années comme cela est fait dans la précipitation en imposant des choix qui ne sont pas nécessairement moins polluants que ce qui existe aujourd’hui quand on nous parle de voiture électrique.  Cela implique que le gouvernement réaffecte dans le budget en cours de discussion l’ensemble des taxes destinées à la transition écologique, en incluant la recherche et l’aménagement du territoire.  (La présentation du plan mobilité donnant la priorité à la marche à pied et au vélo ne répond pas à la réalité de notre territoire). Ces taxes nous sont présentées comme ayant ce but et unique destination (la transition écologique) : Ce n’est pas le cas !  La part réaffectée pour l’écologie est dérisoire : elles ne servent clairement qu’à renflouer les caisses de l’Etat suite aux dérapages budgétaires de celui-ci depuis des décennies et de répondre aux objectifs comptables de L’Union Européenne.  

Pour preuve la dernière décision lors de l’examen du budget en première lecture fût de réaffecter plusieurs millions de ces taxes sur le budget fonctionnel de l’Etat en enlevant donc une part importante destinée à cette transition. Les taxes prélevées et destinées jusqu’à ce jour pour la transition écologique doivent être réaffectées dans le budget : celles-ci doivent uniquement être reversées à la recherche de la transition énergétique et à l’aménagement du territoire et non aux dérapages budgétaires de L’Etat.  

Pourquoi l’ETAT n’a pas proposé la mise ne place d’une véritable fiscalité pour la transition écologique, la dissociant de la taxation sur les carburants (injustifié au regard au prix du baril).  Exemple : l’ETAT nous a expliqué que l’augmentation de la taxe des carburants aurait permis de couvrir dans son intégralité la transition écologique : faux, puisque sur les futurs 6,5 cents d’euros : 1,3 cents auraient été pour la transition et 5,2 cents auraient été directement dans le budget de l’ETAT, pas trop cohérent. Ceci devait s’exercer aussi pour le budget 2020, budget 2021 et budget 2022 selon les propos du Président de la République. Nous pouvons comprendre l’interrogation, l’exaspération, et la colère de nos concitoyens (ennes). C’était uniquement une action d’équilibre budgétaire.

 

Ainsi nous demandons : 

 

  • L’annulation de la hausse des taxes sur le carburant pour l’année 2019, et non le gèle comme la voté le Sénat et l’Assemblée.  Il serait souhaitable que pour l’année 2020 dans le cadre de l’amélioration du pouvoir d’achat l’Etat ne prévoit pas de hausse.
  • Baisse d’au moins 25% des taxes liées aux carburants et baisse de la TVA sur l’essence qui se rajoute à celle déjà existante.   
  • Rétablissement du contrôle technique à 69 euros et report des nouveaux contrôles prévus en Janvier ne laissant pas le temps aux citoyens de s’adapter à très court terme, et, in fine ne donnera comme unique solution de mettre un nombre conséquent de citoyens à pied leur privant de leur travail pour certains n’ayant pas d’alternative de moyens de transports ni d’achat de véhicule. 
  • Faciliter l’accès au permis de conduire tant en temps de délai que pécuniairement comme l’a annoncé le Président de la République. 
  • Annulation de la réforme du 80 km/heure et rétablissement du 90 km/heure : cette mesure n’a pas été traduite dans les chiffres par une baisse de la mortalité sur les routes, elle rend au contraire l’automobiliste en faute dont les radars se sont multipliés dans le même temps ce qui nous interroge sur la réelle volonté recherchée ? Est-ce pour la sécurité routière ou récupérer de l’argent par les radars ? De plus, cette limitation souvent incohérente par endroit (60.70.80 50.30) a pour conséquence d’augmenter la consommation de carburant ce qui n’est pas le but recherché a priori. (Une harmonisation des communes doit s’appliquer pour être cohérent). 
  • Favoriser la recherche, en réalisant de véritables investissements pour la recherche de la transition écologique et pour des véhicules propres. (Hydrogène, solaire etc.). 

Nous avons tous conscience que les véhicules électriques polluent plus ! (Mine de lithium= désastre écologique, production des batteries, et surtout le traitement des batteries en fin de vie). De plus, le prix de ces véhicules est beaucoup trop élevé, l’autonomie est trop faible, et la France n’est pas prête en l’état : Ou allons-nous brancher toutes ses voitures ? (Actuellement une borne publique dans nos communes en moyenne) Comment allons-nous produire autant d’électricité sans polluer plus ? et lors de tous les hivers froids la distribution électrique atteint des pics entraînant des coupures partielles ne pouvant couvrir l’ensemble des besoins. Comment faire ?  

  • Annulation de la hausse prévue de la carte grise voiture, les services de préfecture ayant été totalement dématérialisés elle ne justifie pas de hausse et pause un véritable problème pour les personnes ne maîtrisant pas internet.  
  • Enfin, on nous demande de changer de véhicule (deux en moyenne par foyer) qui sont invendables et non plus de valeurs de particulier à particulier, voitures qui sont pour la quasi-totalité toujours en paiement par des prêts bancaires.  IL nous est proposés des aides afin de nous adapter à très court terme et vous envisagez d’encourager des prêts verts pour compenser l’achat de ces véhicules onéreux : ceci n’est pas tenir compte de toute une population qui d’une part n’aura pas accès au prêt bancaire car ils en ont déjà, et d’autre part les banques qui  pour l’obtention d’un crédit doivent répondre à des critères (charges-ressources, reste à vivre...) afin de pouvoir accorder de nouveaux prêts dans le but d’éviter le surendettement : il est donc évident qu’une grande majorité des citoyens ne pourront en aucun cas répondre à ces exigences et se retrouveront donc sans voiture ceci aura un impact sur l’accroissement de la misère, de l’emploi, de l’isolement et le surendettement, etc. 

 

II. Les autres moyens de transports et les Services Publics : 

 

Suite à l’annonce du plan mobilité favorisant la marche à pied, le vélo et le covoiturage nous ne pouvons que vous rappelez que nous travaillons à plusieurs kilomètres de nos domiciles en majorité, que les horaires de travail rendent difficile les covoiturages, la marche à pied, le vélo sont peut-être faisable dans les métropoles mais pas sur notre territoire quand on habite Concarneau et qu’on travaille à Rosporden par exemple. Nous soulignons le fait également le nombre conséquent d’usines ayant fermées sur le secteur (Isobox à Bannalec, Boutet Nicolas à Rosporden par exemple et d’autres entreprises de l’industrie sont menacées sur notre territoire) la précarité sur la circonscription c’est développé de façon inquiétante ces dernières années et la non prise en compte des transports, de la fermeture drastique des services publics sur le territoire n’arrangera rien en la matière. 

Nous souhaiterions un rendez-vous avec la Région Bretagne pour discuter de la couverture géographique du réseau SNCF. Un partage du mode de transport entre le train et le bus est complémentaire. Il est évident que le train (sur un réseau électrifié) est moins polluant. Dans la cohérence de la transition écologique nous devons réfléchir à la possibilité d’ouvrir de nouveau certaines lignes pour une meilleure desserte de nos villes, villages éloignés des grandes gares. Beaucoup de personnes habitent en campagne, ceci a fait partie d’une incitation des pouvoirs publics il y a quelques années, qui dans le même temps ont incité les français et les françaises a acheté des voitures diesel puisqu’elles étaient moins polluantes. Entre temps, les gares ont fermé, parfois pas couvert par un transport en bus, ou mal adaptées aux horaires de travail. Provoquant l’utilisation massive de la voiture, c’est un fait, et également un non-sens dans l’objectif de la transition écologique, mais qui paie la facture : l’ensemble du peuple français.

 

L’Allemagne a depuis quelques années fait le pari d’ouvrir à nouveau des gares, des lignes qui étaient fermées : pari gagnant pour tout le monde. Nous pourrions en France prendre cette orientation qui rendrait beaucoup de services, rentrerait dans la transition écologique par moins de pollution. Les Pouvoirs Publics étant les créateurs de ces futurs besoins pourraient participer à cette mise en place en subventionnant les Régions.

 

  Ainsi nous demandons : 

 

  • Réouverture des services publics en ruralité : des petites gares et hôpitaux de proximité en priorité.  
  • La réouverture de la gare de Bannalec permettant des liaisons vers les communes avoisinantes. 
  • La réouverture des lignes de bus fermées (comme celle de Rosporden-Carhaix par exemple). 
  • Une véritable concertation sur les moyens de transports tenant en compte la spécificité et la réalité de notre territoire. (Gares, transports en commun, horaires…). 
  • Les prix des billets de la SNCF doivent s’adapter aux nouveaux modes de transports ; s’ils coutent plus cher que de prendre sa voiture cela n’encourage personne à prendre cette direction. 
  • Une revalorisation des frais réels ouvert à tous dès que l’on dépasse 30 kms de trajet domicile/travail.  
  • Nous rejetons l’idée de la taxation du covoiturage qui va à l’encontre de ce que vous encouragez dans le même sens mais que vous pénalisez en créant de nouvelles taxes. 
  • Les autoroutes Françaises financées par l’argent du contribuable ont été entièrement privatisées à des grands groupes financiers qui aujourd’hui profitent de leur monopole pour augmenter leurs tarifs sans investir dans les infrastructures du pays, une part de leurs recettes doit être réaffectée à la rénovation du réseau routier national cela répondra aux objectifs de la sécurité routière avec des infrastructures de qualité limitant les accidents sur des routes dégradées à de nombreux endroits.   

 

III. LE POUVOIR D'ACHAT :

 

Le pouvoir d’achat est l’une des revendications principales du mouvement des gilets jaunes. Une phrase a d’ailleurs été reprise par le Président de la République « nous devons répondre à ceux qui nous parlent de la fin du monde et ceux qui nous parlent simplement de pouvoir vivre jusqu’à la fin du mois »  

 

Ainsi nous demandons : 

 

  • Une hausse immédiate de tous les revenus (salaires, retraites qui sont bloqués depuis 2013, pensions d’invalidité etc.) et non pas seulement du SMIC et des minimas sociaux Afin de pouvoir envisager le point 2.
  • Constitution d’un grenelle du pouvoir d’achat, de l’emploi et de l’organisation du territoire dont les propositions de celui-ci devront être validées par un référendum populaire. « La perte du revenu disponible des Français a baissé de plus de 400 euros ces dernières années ». 
  • L’indexation des salaires annuels ainsi que des autres revenus doit tenir compte de l’inflation réelle et non exclure de ce calcul un certain nombre de poste de consommation. Dire que l’inflation est quasi nulle en France aujourd’hui est une déconnexion totale de la réalité de ce que vivent et payent les Français. 
  • Baisse de la TVA sur tous les produits de première nécessité indispensable à tous cela permettra de lutter contre la pauvreté concernant principalement : le gaz, l’électricité, l’eau et l’alimentation.  
  • Instauration immédiate, sans report pour une justice sociale dont tout le monde parle mais que personne n’applique, de l’égalité des salaires entre les femmes et les hommes à poste équivalent.  
  • Baisse de la TVA pour les TPE (20% à 5.5%) et PME (20% à10%), elles pourront ainsi être plus compétitives et produirent davantage en France et permettrent aux citoyens de consommer des produits Français moins chers. Cela permettra aussi aux entreprises d’investir dans leurs entreprises et de se développer sur le territoire. 
  • Remise en place des délais de règlements fournisseurs à 60 jours afin de limiter les prêts de trésorerie à court terme notamment. 
  • Rétablissement immédiat de L’impôt sur la fortune (3.9 milliards d’euros qui viendrai à l’instant remplacer la hausse sur la taxe sur les carburants). « On ne peut pas demander aux classes moyennes et modestes de faire des efforts en donnant à ceux qui n’en ont pas besoin : la solidarité doit commencer par les plus aisés et pas l’inverse ». 
  • Lutte réelle contre l’évasion fiscale. 
  • Remises à plat de l’ensemble des niches fiscales y compris des parlementaires.  
  • Suppression des droits de succession. Les français ont travaillé et payent toute leur vie pour pouvoir léguer à leurs enfants des biens ou de l’argent. Le coût des obsèques à lui seul représentant déjà une charge pour les familles. 
  • Annulation de la hausse des mutuelles.  
  • Annulation du texte voté sur les pensions de réversion.  
  • Annulation de la hausse prévue sur les tarifs de l’électricité en 2019.
  • Taxe sur les transactions financières et les produits du capital.  
  • Limitation sérieuse des frais bancaires en tout genre. 

 

IV. La révision constitutionnelle :

 

  Ainsi nous demandons que soit inclut dans la réforme constitutionnelle : 

 

  • L’inscription de la création du Référendum d’Initiative Citoyen.
  • La mise en place et la reconnaissance dans la Constitution du vote blanc.
  • Toute révision de la constitution doit-être soumise à l’approbation des citoyens par référendum populaire. Cela inclut le projet de loi en cours sur la réforme Institutionnelle qui doit inclure une révision des corps intermédiaires.
  • Les résultats des référendums qui sont l’expression du peuple doivent être respectés le dernier en date en 2005 a totalement été méprisé et a creusé le fossé entre les citoyens et nos représentants. 
  • Le Président de la République étant élu sur un programme il serait judicieux que les élections législatives se tiennent le même jour, afin que la participation soit plus forte permettant à tous les partis de se faire représenter à l’assemblée nationale démocratiquement.   
  • Diminution du nombre de parlementaires. 
  • Une véritable proportionnelle aux législatives.  
  • Baisse des indemnités des élus et annulation complète de leurs niches fiscales. 
  • Instauration d’un contrôle transparent des dépenses de nos députés.  
  • Un homme politique condamné pour des faits relevant du droit pénal, ne doit plus pouvoir exercer de mandats électifs à vie. La justice doit être la même pour tous. Est-il normal que d’anciens politiciens soient mis en poste dans les hautes administrations ou institutions nommées par les politiques suite à des condamnations pénales (détournements publics, emplois fictifs) bien sur la liberté d’innocence doit primer, mais dès que les faits sont condamnés en justice plus aucun mandat électif de toute nature ne doit être permis et cela à vie. L’état doit être un exemple, irréprochable et cela passe donc nécessairement par l’exemplarité, l’intégrité et la transparence de nos élus.  
  • Une plus grande transparence doit s’appliquer sur la gestion des comptes et dépenses publiques.  
  • Un âge limite de fin de tous les mandats politiques hormis dans les communes de ruralité de nos élus à 63 ans pour favoriser le développement des idées, des générations... Les hommes politiques peuvent très bien s’ils souhaitent rester dans l’action publique soutenir et conseiller le renouvellement politique nécessaire. 
  • La mise en place dans chaque département d’une représentation officielle de représentants composée de citoyens et citoyennes pour être des acteurs actifs, avec droit de vote pour les décisions impliquant la vie économique, fiscale, sociale au sein des agglomérations, des départements, des régions, et sur le plan national.

 

 

V. L’Ecologie : 

 

Suite aux grenelles de l’environnement et à la conférence sur le climat de Paris qui avait été salué comme un succès force est de constater que la plupart des pays contournent les règles et que même l’union européenne ne joue pas le jeu comme dernièrement l’impossibilité d’interdire le glyphosate en France immédiatement car Bruxelles le refuse. Nous ne reprendrons pas l’ensemble des décisions signées par les chefs d’Etat qui les engagent.  

 

  Ainsi nous demandons :

 

  • Des Taxes sur le Kérosène et les énormes bateaux à mettre en place pour lutter contre la pollution de l’air en autre. 
  • Taxer les Multi-nationales et entreprises polluantes pour qu’elles soient forcées de devenir propres et beaucoup plus respectueuses de la planète. Il faut attaquer le problème à sa source ! Une taxation sur les produits boursiers et les banques comme cela se fait dans de nombreux pays. 
  • Taxer de manière importante tous les produits importés des pays qui ne respectent pas la COP 21. On ne peut pas demander aux français d’être écologiques à outrance alors que les plus gros pollueurs de la planète ne font rien ou presque pour l’écologie !!! C’est l’avenir et la survie de l’humanité qui est en jeu. Ces pays doivent être durement sanctionnés. Et l’une de ses sanctions ce sont des taxes sur les produits transportés ne respectant pas les règles environnementales que l’on impose à notre propre industrie. Nos entreprises Françaises doivent le répercuter sur leurs prix de vente et donc les condamnent ainsi que nos emplois. Les français sont suffisamment habiles et intelligents pour produire français, de manière écologique et cela créera beaucoup d’emplois. 
  • Il est temps de produire autrement, plus intelligemment et plus raisonnablement en respectant notre environnement ainsi que la flore et la faune. 

 

VI. Les Attentes de chaque corps de métiers : 

 

  Ainsi nous demandons :

 

  • Il est devenu impératif que le gouvernement réponde à leurs besoins et à leurs attentes. Il en va du pouvoir d’achat, de l’emploi en France, de la stabilité de nos entreprises, de notre croissance économique, etc. Il est important qu’il y ait un véritable échange, avec un véritable travail avec les représentants du MEDEF qui ont « en main » la richesse des entreprises qui n’est pas du tout redistribuée au monde salarial. 
  • Que l’ETAT soit plus vigilant, plus directif envers le MEDEF, concernant des avantages sociaux envers les entreprises pour la création d’emplois. L’argent investit par l’ETAT n’a pas eu l’effet escompté alors pour que les entreprises les taxes (charges) patronales ont baissé, mais n’ont pas créées davantage d’emplois. Le fameux slogan avec badge à l’appui « le million d’emplois » de la part de Me Gattaz, alors patron du Medef n’a jamais été respecté.
  • L’ETAT devrait être plus rigoureux envers les représentants du « CAC 40 » en exigeant par la loi dans l’objectif d’infléchir la courbe du « tout actionnaire ». En effet il est inconcevable que sur l’année 2017, les résultats des grandes entreprises ont représenté 65% versés en grande partie aux actionnaires et que les salariés dans la redistribution de leur fruit de leur travail, le chiffre n’est que de 5% pour l’ensemble de la palette des avantages sociaux : salaires, participations aux bénéfices, tickets restaurants, etc. 
  • Révisions du CICE qui doit être mieux adapté en faveur des toutes Petites Moyennes Entreprises. Accorder plus d’avantages fiscaux à cette catégorie qui est celle qui emploie plus de futurs salariés, et qui licencie le moins.
  • Suppression du CICE aux Grandes Entreprises qui n’ont pas besoin de cet avantage puisqu’elles licencient le plus, embauchent le moins, et oublient de redistribuer la richesse envers les salariés qui sont à la base de l’enrichissement des actionnaires par leur implication et par leur qualité de travail.

 

VII. LES MÉDIAS : 

 

 

 On l’a vu pendant la campagne des présidentielles et en ce moment une course effrénée à l’audience des chaines d’informations en continu notamment. Celles-ci ne relatent pas ou pas assez l’information d’une façon normale dans une démocratie.  

 

Ainsi nous demandons :

 

  • La Réorganisation du CSA :  l’information donnée doit rester neutre et non délibérément orientée. Cela inclut les fakes news d’où qu’elles viennent. Quand cela est prouvé : Des sanctions doivent être mise en place allant jusqu’au retrait de la carte de presse et l’interdiction à vie d’exercer le métier de journaliste afin d’interdire et d’éradiquer la censure, la désinformation, l’information intéressée et la propagande. (Montage vidéo, fakes news d’où qu’elles viennent). 
  • Réorganisation du CSA : 4 citoyens, 4 personnes désignées du CSA, plus 1 juge paritaire élu par les pères du corps journalistique. Ceux-ci devant être renouvelés selon une période définie afin qu’il n’y ait aucune corruption ou prise d’intérêt. 
  • La France doit redevenir un exemple de démocratie, de liberté, de droits de l’homme, de solidarité, de fraternité, de progrès et d’écologie pour le monde. 

 

Nous espérons que notre constat et nos suggestions auront permis de mieux connaitre et appréhender les difficultés rencontrées par les finistériennes et finistériens.

 

 

 

LE COLLECTIF LES GILETS JAUNES AGGLOMÉRATION CONCARNEAU